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L’arrivée d’un nouveau bébé s’accompagne souvent de nombreuses découvertes, mais aussi de son lot de questions et d’inquiétudes. Parmi les conditions fréquemment observées chez les nourrissons, le torticolis congénital demeure encore relativement méconnu des parents, malgré le fait qu’il soit l’une des problématiques les plus souvent rencontrées en physiothérapie pédiatrique.

Heureusement, lorsqu’il est détecté rapidement, le torticolis congénital répond généralement très bien aux interventions en physiothérapie. Comprendre les signes à surveiller permet donc d’agir tôt et de favoriser un développement moteur harmonieux.

Qu’est-ce que le torticolis congénital ?

Le torticolis congénital est une déformation posturale du cou observée chez le nourrisson. Il est considéré comme la troisième anomalie musculosquelettique néonatale la plus fréquente.

Cette condition se caractérise par une posture asymétrique de la tête, qui peut être associée ou non à une contracture ou à un raccourcissement musculaire du cou, plus particulièrement au niveau du muscle sterno-cléido-mastoïdien (SCM).

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Reconnaître le torticolis congénital et ses anomalies pour mieux consulter chez Kinatex Sports Physio, Québec et Ontario.

Ce muscle joue un rôle important dans les mouvements du cou. Lorsqu’il est plus tendu ou raccourci d’un côté, la tête a tendance à s’incliner vers le côté atteint et à tourner vers le côté opposé.

Le torticolis congénital touche environ 0,3 à 2 % des nourrissons. Il est observé plus fréquemment chez les garçons et affecte davantage le côté droit.

Les différents types de torticolis congénital

Le torticolis postural

Le torticolis postural se manifeste principalement par une préférence de position de la tête. Le bébé adopte souvent la même posture dans différentes situations, mais conserve une mobilité complète du cou et une bonne souplesse musculaire.

Le torticolis musculaire

Le torticolis musculaire implique une diminution de la souplesse du muscle SCM. Cette tension limite certains mouvements du cou et entraîne une posture asymétrique plus marquée.

Par exemple, un bébé présentant un torticolis droit aura généralement la tête inclinée vers la droite et tournée vers la gauche.

Le torticolis fibreux

Le torticolis fibreux est une forme particulière du torticolis musculaire. Un petit nodule fibreux peut être palpé directement dans le muscle atteint. Cette masse est généralement indolore et résulte souvent d’un processus de guérison à la suite d’un étirement ou d’une blessure survenue lors de l’accouchement.

Pourquoi le torticolis congénital se développe-t-il ?

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’apparition d’un torticolis congénital.

La position intra-utérine

Dans les dernières semaines de grossesse, l’espace disponible dans l’utérus devient plus limité. Certains bébés maintiennent alors une même position pendant une période prolongée, ce qui peut créer des tensions musculaires et favoriser l’apparition d’une asymétrie du cou.

L’accouchement

Le torticolis peut également être associé à un accouchement difficile ou prolongé. Certaines manœuvres obstétricales, l’utilisation de forceps ou d’une ventouse, ou encore un étirement du cou lors de la naissance peuvent provoquer une irritation ou une blessure du muscle SCM.

Dans certains cas, le muscle adopte alors une position plus courte pendant son processus de guérison, créant la posture caractéristique du torticolis.

Quels sont les facteurs de risque ?

Certains bébés présentent un risque plus élevé de développer un torticolis congénital :

  • Première grossesse ou premier enfant ;
  • Grossesse multiple ;
  • Poids élevé à la naissance ;
  • Grande taille à la naissance ;
  • Sexe masculin ;
  • Travail prolongé durant l’accouchement ;
  • Utilisation de forceps ou d’une ventouse ;
  • Accouchement difficile ou traumatique.

La présence d’un ou de plusieurs facteurs de risque ne signifie pas nécessairement qu’un torticolis se développera, mais elle justifie une surveillance accrue.

 

Comment reconnaître un torticolis chez son bébé ? 

Le signe le plus fréquent demeure une position préférentielle de la tête.

Toutefois, plusieurs autres manifestations peuvent être observées au quotidien. Elles peuvent varier selon les moments de la journée et être plus visibles lorsque le bébé est fatigué ou somnolent.

Les signes à surveiller

  • Tête toujours tournée du même côté ;
  • Inclinaison constante de la tête ;
  • Difficulté à tourner la tête dans une direction ;
  • Préférence marquée pour utiliser une main ;
  • Retournements réalisés principalement d’un seul côté ;
  • Position asymétrique du tronc ;
  • Mise en charge inégale du corps ;
  • Plis de peau plus visibles d’un côté du tronc ;
  • Développement moteur asymétrique ;
  • Une asymétrie du visage ou du crâne.

Plagiocéphalie : un signe associé à surveiller

Une asymétrie du visage ou du crâne peut indiquer la présence d’une plagiocéphalie, aussi appelée syndrome de la tête plate. Elle peut notamment se manifester par un méplat à l’arrière de la tête ou un bombement du front.

Chez les nourrissons, cette condition est souvent associée au torticolis. En effet, lorsqu’un bébé garde fréquemment la tête tournée du même côté, une zone du crâne subit un appui répété. Avec le temps, cette pression entraîne une déformation progressive de la tête.

Il est donc important de surveiller les signes suivants :

  • un méplat à l’arrière de la tête;
  • un bombement du front;
  • une asymétrie du visage.

Pour en savoir plus sur la plagiocéphalie ou le syndrome de la tête plate, voici un article complet sur le sujet : Syndrome de la tête plate (plagiocéphalie) chez le bébé : comment le prévenir et le traiter ? 

Le torticolis congénital est-il douloureux ?

Dans la grande majorité des cas, le torticolis congénital n’est pas douloureux. Il arrive toutefois qu’un bébé manifeste une certaine résistance lorsqu’il est amené à explorer des mouvements moins familiers. Cette réaction est généralement liée à l’inconfort d’une nouvelle position plutôt qu’à une réelle douleur.

Il est recommandé de respecter le rythme du bébé, d’y aller progressivement et de maintenir un environnement rassurant durant les exercices.

Quels sont les impacts sur le développement moteur ?

Le développement moteur d’un bébé repose, entre autres, sur sa capacité à bouger de façon symétrique et à explorer son environnement des deux côtés de son corps. Lorsqu’un torticolis est présent, l’asymétrie de posture, de force musculaire et de perception peut influencer cette exploration et entraîner certaines préférences motrices.

Par exemple, un bébé qui garde souvent la tête tournée du même côté aura tendance à regarder davantage de ce côté, à utiliser plus fréquemment la main qui se trouve dans son champ de vision et à initier ses mouvements dans cette direction. Il peut également transférer davantage son poids d’un côté du corps, ce qui facilite les changements de position de ce côté tout en rendant ceux du côté opposé plus difficiles. Au fil du temps, cette situation peut mener à une préférence marquée pour effectuer ses mouvements d’un seul côté.

Cette asymétrie devient particulièrement importante lorsque bébé atteint les étapes du développement qui nécessitent une bonne coordination entre les deux côtés du corps, comme ramper, se déplacer à quatre pattes ou marcher. Pour réaliser ces apprentissages de façon efficace, il doit être capable de transférer son poids de gauche à droite.

Lorsqu’elle n’est pas prise en charge, une asymétrie présente dans les premiers mois de vie peut persister et favoriser l’apparition de patrons moteurs atypiques. Certains enfants peuvent par exemple se déplacer en utilisant davantage un seul côté de leur corps, adopter une marche à trois pattes, se déplacer sur une fesse ou présenter certaines compensations dans leur façon de marcher. Dans certains cas, l’acquisition de certaines habiletés motrices, comme la marche, peut également être retardée.

Comme parent, il est utile d’observer si votre bébé réalise ses nouvelles acquisitions avec autant d’aisance des deux côtés. Si vous remarquez qu’un côté semble plus difficile ou moins utilisé, encouragez-le doucement à explorer cette direction. Une évaluation en physiothérapie pédiatrique peut également permettre d’identifier rapidement ces asymétries et de mettre en place des stratégies adaptées pour soutenir son développement moteur.

Pour en savoir plus sur les étapes du développement moteur, voici un article complet sur le sujet : Le développement moteur et la motricité globale de bébé, de la naissance à 12 mois.

Quand consulter en physiothérapie pédiatrique ?

Une consultation est recommandée dès qu’un parent remarque :

  • Une préférence de position de la tête;
  • Une limitation de mobilité du cou;
  • Une asymétrie dans les mouvements;
  • Une utilisation préférentielle d’une main;
  • Un développement moteur asymétrique;
  • Une asymétrie du visage ou du crâne.

Même en l’absence de symptômes évidents, une évaluation préventive peut être pertinente lorsque plusieurs facteurs de risque sont présents.

Pourquoi consulter rapidement ?

La période de 0 à 6 mois est particulièrement favorable au traitement. Durant cette fenêtre de développement, les gains sont généralement plus rapides et les risques de complications ou d’asymétries persistantes diminuent considérablement.

Plus l’intervention est précoce, plus les résultats sont généralement rapides et efficaces.

À quoi s’attendre lors d’une évaluation en physiothérapie ?

L’évaluation débute par une discussion avec les parents portant sur la grossesse, l’accouchement, les habitudes de bébé et les observations faites à la maison.

Le physiothérapeute procède ensuite à une évaluation complète comprenant :

  • La mobilité du cou ;
  • La posture ;
  • La force musculaire ;
  • Le développement moteur global ;
  • Les réflexes et le système neurologique ;
  • La présence d’éventuelles asymétries associées.

Les résultats sont ensuite expliqués aux parents afin qu’ils comprennent bien la condition et les objectifs du traitement.

Comment la physiothérapie aide-t-elle ?

La physiothérapie pédiatrique vise à restaurer la symétrie des mouvements et à favoriser un développement moteur optimal.

Selon les besoins de l’enfant, le physiothérapeute peut utiliser une combinaison de :

  • Conseils de positionnement ;
  • Exercices de renforcement ;
  • Étirements adaptés ;
  • Stimulations motrices ;
  • Activités favorisant le développement moteur ;
  • Recommandations personnalisées à intégrer dans la routine quotidienne.

Une grande partie du succès du traitement repose sur la participation active des parents. Grâce aux conseils et aux exercices enseignés en clinique, ceux-ci deviennent des acteurs essentiels de la réadaptation et peuvent contribuer quotidiennement aux progrès de leur enfant.

Le physiothérapeute travaille donc en étroite collaboration avec la famille afin d’optimiser le développement moteur du bébé et de favoriser une évolution positive de la condition.

Le rôle essentiel des parents

Les parents jouent un rôle clé dans le dépistage du torticolis congénital.

Vous êtes les personnes qui observez votre bébé le plus souvent et qui connaissez le mieux ses habitudes. Une simple préférence de position ou une asymétrie qui persiste mérite d’être évaluée.

Au-delà du dépistage, votre implication est essentielle dans l’application des conseils et la réalisation des exercices recommandés par le physiothérapeute. Ce sont les gestes répétés au quotidien, intégrés dans la routine de bébé, qui auront un grand impact sur l’évolution de sa condition.

 

En résumé

Le torticolis congénital est une condition fréquente qui se traite généralement très bien lorsqu’elle est détectée tôt. Une prise en charge rapide permet non seulement d’améliorer la mobilité du cou, mais aussi de soutenir un développement moteur harmonieux et symétrique.

Si vous remarquez que votre bébé garde souvent la tête du même côté, présente une asymétrie du cou ou semble avoir un côté préféré dans ses mouvements, n’hésitez pas à consulter un physiothérapeute pédiatrique. Une évaluation précoce vous permettra d’obtenir des recommandations personnalisées et d’offrir à votre enfant les meilleures conditions pour favoriser son développement.

 

Vous avez des questions concernant le développement de votre bébé ?

Nos physiothérapeutes pédiatriques peuvent évaluer la mobilité, la posture et le développement moteur de votre enfant afin de vous offrir des recommandations adaptées à sa réalité.

Prenez rendez-vous dans une clinique Kinatex près de chez vous.

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