Qu’est-ce que la périostite tibiale?
La périostite tibiale ou syndrome de stress tibial médial (MTSS), est l’une des causes les plus fréquentes de douleur à la jambe chez le coureur, surtout lors d’une reprise ou d’une augmentation rapide de l’entraînement. La périostite est causée par une inflammation du périoste, la membrane qui entoure l’os. Cette inflammation est due à des tractions répétées des muscles qui s’y attachent, notamment le tibial postérieur, le soléaire et le fléchisseur des orteils. Ces muscles, sollicités en excès, provoquent une irritation progressive de l’os.
Quels sont les symptômes de la périostite tibiale?
Elle se manifeste par une douleur sur le long de la face interne du tibia, à quelques centimètres au-dessus de la cheville. Cette douleur apparaît à l’effort (course, sauts, descentes) et peut persister au repos si la blessure s’aggrave.
Dans de rares cas, la crête antérieure du tibia peut être affectée. Lorsqu’une périostite survient à cet endroit, il est essentiel d’exclure une fracture de stress, car celle-ci présente un risque élevé de retard de guérison.

Quelle sont les causes de la périostite tibiale?
Les causes de la périostite tibiale sont liées à une surcharge mécanique dépassant la capacité d’adaptation de l’os. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette surcharge :
- Foulée bruyante ou lourde : souvent liée à un manque de contrôle ou une cadence trop lente, ce qui augmente les impacts. Cela dit, un coureur expérimenté avec ce type de foulée peut être bien adapté et ne pas se blesser.
- Course sur l’avant-pied ou la pointe des pieds : cela sollicite davantage les muscles du mollet, surtout lors de sprints ou en côte. Là encore, un coureur bien adapté tolère généralement ce type de foulée.
- Surcharge d’entraînement : une progression trop rapide de la charge (volume, intensité ou fréquence) crée un déséquilibre entre le stress appliqué et la capacité du tissu osseux à récupérer.
Facteurs de risque de la périostite tibiale :
- Nouveaux souliers sans transition.
- Changement de technique de course.
- Facteurs hormonaux.
- Stress, sommeil, récupération.

Comment traiter la périostite tibiale?
Le traitement de la périostite tibiale repose sur une approche progressive qui combine repos relatif, exercices adaptés et correction des facteurs de risque.
À court terme :
- Réduire la charge d’entraînement : éviter les intervalles, les descentes, la course en côte et la pliométrie.
- Privilégier les activités à faible impact comme le vélo ou la natation.
- Utiliser le tapping en soutien temporaire : il peut aider à diminuer la perception de la douleur.
À long terme :
- Reprendre progressivement la course : privilégier des sorties fréquentes mais courtes.
- Réintégrer graduellement l’intensité (vitesse, intervalles, côtes) selon la tolérance.
- Renforcer les muscles du mollet et intégrer des sauts contrôlés à cadence (170–180 ppm).
- Travailler la souplesse ciblée si des asymétries sont présentes.
Comment prévenir la périostite tibiale chez le coureur?
- Progression graduelle du stress mécanique spécifique à la course.
- Accent sur le renforcement de la chaîne postérieure.
- Travailler avec un professionnel Kinatex pour ajuster la technique de course de manière sécuritaire et efficace grâce à notre programme de course à pied.

En résumé
La périostite tibiale est une blessure fréquente mais réversible. Il s’agit d’une blessure liée à un excès de stress que le corps n’a pas eu le temps d’absorber. Avec une prise en charge adaptée en physiothérapie par les professionnels chez Kinatex Sports Physio, la récupération est rapide et permet un retour sécuritaire à la course.