Depuis quelques années, nous observons une augmentation importante du nombre d’enfants présentant des blessures de surutilisation. Ce phénomène serait dû au fait que les jeunes se spécialisent dans un seul sport de haut niveau de plus en plus jeune et le pratiquent à l’année longue, en plus d’avoir des exigences de performance de plus en plus élevées. De plus, on remarque aussi une diminution du temps passé à être actif en dehors des heures d’entraînement.
Ces blessures nécessitent un long moment de repos et de réadaptation. Il est donc important de prioriser la prévention au traitement.

C’est une blessure occasionnée par une charge ou une intensité d’entraînement trop élevée pour la capacité d’adaptation du corps de l’athlète. On les retrouve généralement lorsqu’il y a un débalancement entre les périodes d’entraînement et de repos. Les douleurs seront d’abord faibles et augmentent en intensité au fur et à mesure que la partie du corps devra compenser pour l’activité. On peut retrouver le surentraînement dès 8 à 10 heures d’entraînement par semaine.

Pendant la période scolaire, il est recommandé que l’enfant pratique plus d’un sport afin de développer son système cardio-vasculaire, sa musculature, sa coordination, sa conscience corporelle et ses capacités cognitives. Il est prouvé que les enfants qui touchent à tout auront de meilleures performances sportives. Prenons l’exemple de Tom Brady, qui a été dans des équipes de football, baseball et basketball lorsqu’il était au secondaire. Il est maintenant un des quart-arrières les plus connus de la ligue de football américaine.
La spécialisation, c’est-à-dire se dédier à un seul sport, à un jeune âge, n’améliore pas les performances sportives et augmente les risques de blessures de surutilisation. Une étude de l’Université Loyola de Chicago, portant sur 1200 jeunes athlètes, révèle que les enfants qui se sont spécialisés dans un seul sport avaient de 70 à 93 % plus de risques de se blesser que les jeunes qui pratiquent plusieurs sports.

En tant que parents, vous ne pourrez pas avoir un impact sur chacun des facteurs de risque décrits plus haut. L’important, c’est d’être capable de parler à votre enfant afin de dépister les risques et les symptômes de base.
La majorité des blessures de surutilisation sont dues à une charge trop élevée par rapport à ce que les tissus du corps peuvent supporter. Que ce soit au niveau des os, du cartilage, des muscles ou des tendons, un stress supérieur à la capacité d’adaptation maximale des tissus peut occasionner des signes de blessures.

Cette gestion d’entraînement est d’autant plus importante chez les jeunes ayant un squelette immature. Le squelette de l’enfant en croissance grandissant plus rapidement que les muscles et les tendons qui s’y attachent, on se retrouve avec un déséquilibre musculosquelettique plus à risque de mal tolérer le stress mécanique qui y est appliqué.
Si votre enfant pratique une ou des activités physiques plusieurs heures par semaine, voici quelques astuces :
Si vous reconnaissez des symptômes discutés ci-dessous ou simplement pour une rencontre préventive, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec l’un de nos professionnels.