La proprioception est la perception de la position de notre corps dans l’espace. C’est ce qui nous permet de regarder la route en utilisant simultanément le volant et les pédales, de taper à l’ordinateur sans avoir à toujours regarder nos mains ou de mettre un pied devant l’autre pour aller au petit coin la nuit. Les récepteurs sensoriels propres à la proprioception qui se trouvent dans nos muscles, nos tendons, nos ligaments, nos articulations et notre peau nous donnent comme un « sixième sens ».
Une bonne proprioception nous permet d’adapter la position de notre corps pour éviter les mouvements douloureux ou extrêmes, par exemple lors de la course sur un terrain inégal ou lors d’un service au tennis. Les récepteurs proprioceptifs nous permettent aussi de réagir pour se protéger, par exemple, en redressant le pied lorsque la cheville commence à tourner lors d’un mauvais virage à la course.
L’entraînement de la proprioception est non seulement utile pour prévenir les blessures chez l’athlète, mais aussi les blessures reliées aux chutes chez une personne qui aurait un équilibre diminué. La proprioception est une habileté qui peut s’entraîner, peu importe l’âge !
Autre que la proprioception, deux autres systèmes qui ne seront pas abordés ici travaillent étroitement ensemble pour nous aider à garder notre équilibre : le système visuel et le système vestibulaire. Pour en apprendre plus, se référer à nos articles sur les vertiges et le système vestibulaire.
Si vous avez lu les sections plus haut, vous pourrez probablement déduire pourquoi la proprioception est essentielle pour le retour au sport. Après une blessure ou une chirurgie, il est essentiel de réentraîner la proprioception afin d’éviter un deuxième séjour prématuré chez le physiothérapeute!
Pour entraîner la proprioception, il y a quelques notions de base à respecter : on veut un exercice qui cible l’articulation touchée, qui est difficile à exécuter (sans être impossible) et, dans les stades plus avancés de la réadaptation, un exercice qui se rapproche des gestes sportifs que l’articulation touchée aura à exécuter. Trouver le bon exercice demande parfois un peu de créativité !
Pour la cheville ou le genou :
Après une blessure à l’épaule, au coude ou au poignet :
Pour le cou après une commotion cérébrale ou un « whiplash » :
Dans le doute, n’hésitez pas à consulter votre physiothérapeute pour vous aiguiller vers les exercices appropriés pour vous.