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Profil d’actionnaire : Samuel Blanchette, associé aux clinique de Sainte-Anne et Beauport

2020/05/06 Accueil Éducation et conseils

Kinatex, c'est maintenant plus de 90 actionnaires. Ils dirigent, motivent, innovent.

Entrevue avec Samuel Blanchette, physiothérapeute et associé aux cliniques de Sainte-Anne et Beauport dans la région de Québec.

Q : Parlez-nous de votre parcours scolaire.

R : Je suis originaire de Trois-Rivières où j’ai réalisé mon parcours préuniversitaire. J’étais dans un programme sport-études qui, à l’époque, était assez émergent.

Trois heures de cours scolaires pour des après-midi complets de sport en l’occurrence l’athlétisme et la course de demi-fond. La belle vie, quoi! Un cerveau bien oxygéné et des jambes fatiguées, c’était ma recette du succès!

J’ai, par la suite, fait ma formation en physiothérapie à l’Université Laval pour compléter le tout par des études de deuxième cycle à l’Université Western Ontario après 3 ans sur le marché du travail. J’ai pu y satisfaire mon grand intérêt pour la région cervicale et la physiothérapie manuelle avancée.

Q : Qu’est-ce qui vous a dirigé vers ce choix de carrière ?

R : J’aimerais pouvoir vous raconter une histoire divertissante remplie de choix déchirants, de remise en question, de revirements de situation, mais il en est autrement. Eh oui! J’étais en secondaire 1 lorsque j’ai pris le petit manuel des professions remis par le conseiller en orientation, car je trouvais les tests de personnalité inutiles.

Du haut de mes 13 ans, j’avais des critères simples: travailler avec les gens, avoir une profession portant sur des bases scientifiques, mais aussi créatives, avoir un rythme de vie me permettant de faire du sport, un revenu adéquat pour bien vivre et une autonomie dans mes actions.

Sur la base de mes lectures, je voyais tout cela dans la physiothérapie. 10 minutes plus tard, le choix était fait. 10 ans plus tard, j’étais physiothérapeute.

Q : Parlez-nous de votre parcours professionnel.

R : J’ai commencé mon parcours professionnel assez naïvement, profitant de cette liberté nouvelle qu’est le monde des adultes. Mon objectif était d’abord d’être un bon physio, d’être impliqué, d’être en contact avec des gens passionnés, mais aussi parfois vulnérables de par leur condition physique.

Après 3 ans de pratique, l’opportunité de devenir entrepreneur s’est présentée à moi davantage comme une surprise que comme la réalisation d’un objectif de carrière. J’avais alors réalisé que d’être un clinicien compétent, rassembleur et bienveillant étaient en soi des éléments de leadership et d’entrepreneuriat.

Je n’avais jamais considéré l’entrepreneuriat sous cet angle, une vraie surprise! Je me suis alors lancé!

Q : Parlez-nous de votre parcours parascolaire.

R : Dans mon parcours parascolaire, j’ai vécu de grandes joies et de grandes peines. Comme mentionné, je pratiquais la course de demi-fond de façon obstinée.

Toujours blessé, malgré un dosage raisonnable, je tirais tout de même bien mon épingle du jeu sur les scènes provinciale et nationale en cross-country universitaire, mais toujours avec le sentiment amer de ne pas pouvoir exploiter mon plein potentiel. Trop têtu, j’ai décidé de donner du leste pour être en mesure de me connecter sur l’essentiel: le plaisir et le bien-être.

Encore aujourd’hui, l’activité physique occupe une très grande place dans ma vie, mais bien que la compétition ajoute du piquant, elle est plus équilibrée et ludique.

Q : Quels ont été les défis que vous avez eu à surmonter ?

R : Lors de mes premières années comme gestionnaire, le plus grand défi aura été sans aucun doute le manque de ressources dans l’accompagnement et l’apprentissage de ce nouveau rôle. C’était principalement dû à une méconnaissance des implications associées au fait d’être actionnaire.

Il faut alors avoir l’humilité de se positionner comme apprenant et aller chercher les bonnes ressources. Que ce soit un mentor nous donnant une nouvelle perspective, un autre actionnaire pouvant nous orienter ou la lecture d’un livre; il y a tant d’occasions de gagner en expérience sans passer par un frustrant processus d’essais-erreurs!

Q : Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à un actionnaire de clinique qui débute sa carrière de gestionnaire ?

R : Bien s’entourer, consacrer du temps à sa formation professionnelle et personnelle, mais surtout garder un mode de vie équilibré. Un leader l’est seulement dans la mesure où il se sent physiquement et émotionnellement bien, donc en étant à sa place!

Q : Que faites-vous concrètement pour vous impliquer dans la communauté ?

R : J’ai eu la chance d’être étudiant-athlète dans le passé. J’ai fait face à de multiples blessures étant jeune. Je sais donc combien il est important de dépister, traiter et conseiller les jeunes athlètes dans leur réadaptation et à quel point le sport qu’ils pratiquent est significatif dans leur vie.

Notre équipe est pleinement impliquée dans le programme sport-études hockey de l’École secondaire du Mont Sainte-Anne en offrant des séances de dépistage musculosquelettique tout en étant présente lors des matchs locaux.

Je constate que notre communauté est en santé puisqu’elle mise sur la scolarité, le sport et les saines habitudes de vie.

Q : De quels projet ou implication êtes-vous le/la plus fier(ère) que ce soit sur le plan personnel ou professionnel ?

R : Une période riche en changements et en défis fut sans contredit les années 2013 et 2014 où j’ai terminé le curriculum en thérapie manuelle avancée conjointement à une maîtrise en sciences cliniques à l’Université Western Ontario.

C’est en soi une réalisation intéressante, mais le plus particulier est que dans la même période:

  • J’ai commencé à m’impliquer comme nouvel actionnaire;
  • Nous avons déménagé notre nouvelle clinique à Beauport;
  • J’ai trouvé l’énergie, malgré tout, pour participer au Tour de Beauce, une course cycliste professionnelle dans la région de Québec.

Ma fierté c’est d’en être sorti en santé, motivé et prêt à relever de nouveaux défis!

Q : Qu’aimez-vous dans votre rôle et votre vie d’entrepreneur ?

R : Ce que j’apprécie le plus est assurément cette capacité d’autodétermination que la vie d’entrepreneur offre.

On devient la personne qui tient la barre de sa propre vie tout en ayant un impact significatif sur les personnes que nous rassemblons autour de notre vision d’affaires et de nos standards de qualité en soins de santé.

C’est extrêmement motivant de voir un groupe de personnes dépasser ce que nous aurions accompli seul.

Q : Quels sports pratiquez-vous ?

R : La région du Mont-Sainte-Anne est le lieu de prédilection pour tous les sports cardiovasculaires.

Le ski de fond, la course à pied, le cyclisme sur route sont des sports que je pratique encore de façon compétitive, mais le tout dans un contexte amical et sans prétention!

Q : Qu’avez-vous envie de dire à ceux qui veulent exercer ce métier ?

R : Être physiothérapeute c’est avoir un impact dans la vie de plusieurs patients en ayant un contact privilégié et un temps thérapeutique significatif.

Être de surcroît entrepreneur et gestionnaire c’est comprendre davantage les réalités à la fois du thérapeute et du patient.

Si ce désir de comprendre, de te réaliser et de développer le meilleur de ceux qui t’entourent sont des motivations pour toi, alors fonce, car l’aventure humaine comme physiothérapeute associé chez Kinatex vaut la peine d’être vécue!

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