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KinatexLE SYNDROME D’ACCROCHAGE DE L’ÉPAULE

LE SYNDROME D’ACCROCHAGE DE L’ÉPAULE
  • Publié le lundi 20 juin 2016

LE SYNDROME D’ACCROCHAGE DE L’ÉPAULE

L’épaule, étant une articulation complexe, peut être incommodée pour diverses raisons. Le syndrome d’accrochage sous-acromial est considéré comme la forme la plus commune des pathologies de l’épaule³. Considérant les gestes répétitifs d’élévation du membre supérieur du quotidien, cette douleur à l’épaule est souvent associée à une atteinte de la coiffe des rotateurs. L’accrochage prend forme lors d’un conflit mécanique entre les tendons de la coiffe des rotateurs et l’acromion. L’espace est réduit lorsque l’épaule s’élève dans les airs. Si cette accrochage persiste, l’individu peut souffrir d’un tendinopathie de la coiffe des rotateurs. C’est plus souvent le muscle sus-épineux qui sera atteint lors des mouvements répétitifs en élévation, abduction et rotation externe en butant contre la point osseuse de l’acromion.

Facteurs augmentant le risque d’accrochage

  1. Instabilité de l’épaule
  2. Raideur de la capsule postérieure gléno-humérale
  3. Mauvais positionnement ou diminution de la mobilité de l’omoplate
  4. Altération de la posture, telle que protraction cervicale ou cyphose thoracique.

Ces changements affectent la biomécanique de l’épaule lors de l’élévation de l’humérus, irritant les tissus sous-acromiaux. Lors de la prise en charge du patient en physiothérapie, on évaluera tout le quadrant supérieur : région cervicale et thoracique incluant les côtes, le complexe de l’épaule (articulations acromio-claviculaire, sterno-claviculaire, scapulo-thoracique et gléno-humérale) ainsi que les autres articulations du membre supérieur (coude et poignet). Les tests diagnostiques les plus utilisés lorsqu’un syndrome d’accrochage est soupçonné sont le Hawkins-Kennedy, l’arc de douleur et la rotation externe résistée.

La thérapie manuelle combinée à des exercices supervisés donne de meilleurs résultats (augmentation de la force, diminution de la douleur et amélioration de l’état fonctionnel) en comparaison avec des exercices seulement¹.

Modalités de traitement

Mobilisations: articulaires spécifiques et globales

Relâchement musculaire: assouplissement, étirements, massage

Exercices: renforcement, stabilisation, proprioception

Modalités antalgiques: glace, courant prémodulé, ultrason


L’importance de recourir à des traitements conservateurs tels que la physiothérapie avant de penser à la chirurgie ayant été démontrée², n’hésitez pas à consulter nos professionnels chez Kinatex pour une évaluation détaillés de votre condition et un plan de traitement individualisé!

Références

1. BANG md, Deyle GD, Comparison of Supervised Exercise With and Without Manuel Physical Therapy for Patients With Shoulder Impingement Syndrome, Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy 2000; 30(3) : 126-127.

2. Komer TO, Tautenhahn UG, Bie RA, Staal JB, Bastiaenen CH, EFFECTS OF PHYSIOTHERAPY IN PATIENTS WITH SHOULDER IMPINGEMENT SYNDROME : A SYSTEMATIC REVIEW OF THE LITERATURE, J Rehabil Med 2009; 41: 870-880.

3. Lewis, JS, Wright, C, Green A, Subacromial Impingement Syndrome: The Effect of Changing Posture on Shoulder Range of Movement, Journal of Orthopaedic and Sports Physical Therapy 2005; 35(2): 72-87.

4. Ellenbecker TS, Colls A, Rehabilitation of shoulder impingment syndrome and rotato cuff injuries: an evidence-based review, British Journal of Sports Medicine 2010; 44: 319-327.