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L’ENTORSE ACROMIO-CLAVICULAIRE, UNE BLESSURE FRÉQUENTE CHEZ LES HOCKEYEURS

2016/07/04 Accueil Éducation et conseils

L’ENTORSE ACROMIO-CLAVICULAIRE, UNE BLESSURE FRÉQUENTE CHEZ LES HOCKEYEURS

Étant donné que le hockey est un sport de contact et que certains d’entre eux peuvent être assez sévères, les blessures traumatiques y sont très fréquentes. L’épaule est la deuxième partie du corps la plus souvent atteinte chez les joueurs de hockey jouant au niveau secondaire et junior (1,3). Plusieurs types de blessures peuvent survenir dans cette région, mais l’entorse acromio-claviculaire (A/C) est la plus fréquente de celles-ci (1,2, 5). L’examen physique après la blessure est déterminant, car il est important d’éliminer la fracture de la clavicule et de la tête humérale ainsi que la subluxation/luxation de l’épaule avant de conclure à une entorse A/C. Le traitement médical, la réadaptation et le temps de récupération divergent grandement pour ses catégories de blessures(3).

Lors d’un cas d’entorse A/C, la mobilité et la force au niveau de l’épaule seront diminuées et la palpation localisée de l’A/C sera douloureuse. En cas d’entorse sévère, une déformation communément appelée la “note de piano “ peut être visible. Afin d’évaluer la sévérité de l’entorse, une radiographie simple (rayon X) est recommandée (4). Le temps de réadaptation est basé sur le grade de la blessure. Selon la littérature, une période de 2 à 4 semaines est nécessaire pour une entorse légère à modérée tandis qu’une durée de 6 à 8 semaines est envisageable pour les atteintes plus sévères. Cependant, chaque joueur est unique et le temps de récupération peut être très variable. Finalement, lorsqu’une intervention chirurgicale est indiquée, ce qui est peu fréquent chez les hockeyeurs vu le risque élevé de récidive, la récupération s’étend sur un intervalle de 4 à 6 mois(4).

Une bonne réadaptation est primordiale, car l’entorse A/C limitera le hockeyeur dans ses lancers ainsi que dans ses mises en échec, autant celles données que reçues (2). Des moyens existet afin de prévenir une blessure de cette envergure comme le développement d’une bonne musculature dans cette région afin d’absorber les impacts et l’adoption d’une bonne technique de mise en échec (3). Il faut toutefois garder en tête que le hockey est un sport de contact et que malgré toutes les dispositions mises en place, les coups illégaux sont omniprésents à tous les niveaux augmentant ainsi le risque de subir une blessure traumatique(1,5).

Jocelyn Mallet, Physiothérapeute chez Kinatex Sports Physio Beauport.

Références

(1) Beson, Brian et coll. Ice Hockey Injuries. Med Sport Sci, 2005, vol 49, pp 86-119.
(2) Agel, Julie et coll. Descriptive epidemiology of collegiate men’s ice hockey injuries : national collegiate athletic association injury surveillance system, 1988-1989 through 2003-2004. Journal of athletic training, 2007; 42(2) : 241-248.
(3) Matic, George et coll. Ice hockey injuries among United states high school athletes from 2008/2009-2012/2013. Phys Sportsmed, 2015; 43(2) : 119-125.
(4) LaPrade, Robert et coll. Epidemiology, identification, treatment and return to play of musculoskeletal-based ice hockey injuries. Br J Sports Med, 2014; 48 :4-10.
(5) Molsa, Jouko et coll. Injuries to the upper extremity in ice hockey : analysis of a series of 760 injuries. The american othopaedic society for sports medicine, 2005, vol 31, no 5.

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