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Commotions cérébrales : Quoi faire et quand consulter?

2021/03/25 Accueil Éducation et conseils

Commotions cérébrales : Quoi faire et quand consulter?
Hélène Marcotte Hélène Marcotte Physiothérapeute propriétaire

Qu’est-ce qu’une commotion cérébrale ou un traumatisme craniocérébral (TCCL)?

La commotion cérébrale est une blessure invisible causée par un coup direct à la tête ou un impact à toute autre partie du corps qui transmet une force impulsive à la tête. C’est un mouvement rapide de va-et-vient de la tête qui fait en sorte que le cerveau heurte les parois de la boîte crânienne. Les symptômes observés par l’entourage ou rapportés par la victime peuvent varier d’un individu à l’autre et peuvent survenir jusqu’à 48 heures après l’impact.[1]

chute commotion

Puisqu’une répétition de commotions dans un court laps de temps, OU une mauvaise prise en charge peut avoir des incidences sur la santé physique et psychologique d’un patient, il est primordial de reconnaître les symptômes ou les circonstances pouvant avoir causé une commotion.

Le physiothérapeute est habileté, dans le cadre d’un programme de prise en charge des commotions cérébrales, à évaluer et dépister les signes et symptômes d’une commotion. Par la suite, le physiothérapeute saura appliquer les procédures reconnues pour leur efficacité, à réduire l’aggravation de la blessure et à favoriser la reprise des activités intellectuelles, physiques et sportives.

Chez Kinatex Sports Physio, nos professionnels ont été formé à la prise en charge optimale des commotions cérébrales en se basant sur les plus récentes données scientifiques.

Reconnaître les symptômes : quels sont les symptômes?

Différents outils d’évaluation reconnus sont accessibles pour les responsables de la sécurité (Pocket CRT) et les professionnels de la santé (SCAT-5 et ChildSCAT-5) lors d’événements sportifs qui peuvent aider à reconnaître les signes et symptômes d’une commotion et ainsi aider à la décision d’un retrait immédiat d’un participant. Dans le cadre d’une commotion suspectée lors des activités de la vie quotidienne, la population générale doit aussi pouvoir reconnaître et détecter les signaux d’alerte et les symptômes d’une commotion.

Signaux d’alerte nécessitant une évaluation médicale à l’urgence

  • Perte ou détérioration de l’état de conscience
  • Confusion
  • Vomissements répétés
  • Convulsions
  • Maux de tête qui augmentent
  • Somnolence importante
  • Difficulté à marcher, à parler, à reconnaître les gens ou les lieux
  • Vision double
  • Agitation importante, pleurs excessifs
  • Problème de l’équilibre grave
  • Faiblesse, picotements ou engourdissements des bras et/ou des jambes
  • Douleur intense au cou

Symptômes fréquents (Liste non exhaustive)

D’autres symptômes, plus ou moins subtiles, peuvent être ressentis par le patient ou observés par l’entourage immédiatement après l’incident. L’absence de symptôme, n’est pas toujours un indice fiable, car les manifestations d’une commotion peuvent survenir jusqu’à 48 heures suivant le trauma. Il est important de savoir que s’il y a une aggravation des symptômes dans les heures ou les journées qui suivent, une évaluation médicale d’urgence est nécessaire.

  • Fatigue, trouble du sommeil
  • Maux de tête
  • Nausées
  • Étourdissements et vertiges
  • Sensation d’être au ralenti
  • Problème de concentration ou de mémoire
  • Vision embrouillée
  • Sensibilité à la lumière ou aux bruits
  • Émotivité inhabituelle

Prise en charge optimale des commotions cérébrales

S’il a été jugé qu’il n’y avait aucun signal d’alerte, le patient ayant subi une commotion cérébrale doit entamer une période de repos initial de 48 heures, c’est-à-dire :

  • Limiter les activités intellectuelles (lecture ou travaux scolaires, par exemple) qui demandent de la concentration ou qui augmentent les symptômes.
  • Ne pas pratiquer d’activités physiques ou sportives
  • Éviter l’exposition aux écrans
  • Respecter les besoins d’alimentation, d’hydratation et de sommeil, mais éviter de passer la journée au lit
  • Cesser toute consommation d’alcool, de drogue, de boissons stimulantes/énergisantes et de médicaments favorisant le sommeil
  • Limiter la conduite automobile, autant que possible

💡 Le repos prolongé jusqu’à la résolution complète des symptômes n’est plus recommandé!

Suite à cette période de repos initiale, il sera possible de faire une reprise progressive des activités intellectuelles et physiques. Une reprise graduelle des activités prévient les complications, contribue au maintien des liens sociaux et respecte la capacité de récupération du participant. Il est recommandé que les enfants et adolescents retournent à l’école à temps complet avec succès avant le retour au sport, cependant le retour graduel à l’activité physique peut débuter avant le retour complet à l’école.

👉 Le physiothérapeute, pourra vous guider et vous enseigner comment procéder pour reprendre progressivement et graduellement vos activités.

Dans la plupart des cas de commotion cérébrale, on note une diminution évidente des symptômes à l’intérieur de 14 jours et la disparition des symptômes à l’intérieur de 1 mois. Si l’état de santé ne s’améliore pas de façon évidente après 14 jours, ou si les symptômes sont toujours présents après 1 mois, communiquez avec votre médecin traitant ou votre physiothérapeute spécialisé dans la prise en charge des commotions.

L’évaluation en physiothérapie à la suite d’une commotion cérébrale

L’évaluation initiale en physiothérapie comporte un questionnaire et un examen physique afin de déterminer la nature de vos symptômes. Il s’agit, à cette étape-ci, de déterminer si vos symptômes se situent au niveau cognitif (émotivité, concentration et mémoire), physique (douleur, limitation de mouvement), l’équilibre (vertiges, étourdissements) ou neurologique (picotement, engourdissement, perte de force).

évaluation commotion

Selon votre condition et la durée écoulée depuis votre commotion, le physiothérapeute pourrait également procéder à une évaluation sur tapis roulant. Celle-ci vise à déterminer les paramètres à respecter pour la reprise progressive des activités physiques.

Lorsque les symptômes d’étourdissement sont présents à la suite d’une commotion cérébrale, ceux-ci peuvent être en lien avec des dysfonctions du système visuel, des récepteurs au niveau du cou ou du système vestibulaire dans l’oreille interne. Une évaluation en physiothérapie vestibulaire assure un traitement optimal de ces symptômes.

Le traitement en physiothérapie

Plusieurs des symptômes de commotions, tels que les maux de tête, les étourdissements, les pertes d’équilibre peuvent être attribués à des dysfonctions au niveau du cou. La thérapie manuelle orthopédique peut traiter efficacement ces symptômes.

Un retour progressif à l’activité physique et cardio-vasculaire favorise la circulation sanguine du cerveau tout en permettant d’améliorer la force, l’endurance et la coordination. Le retour graduel aux activités cognitives et aux activités physiques individuelles à faible risque peut progresser tant qu’il n’y a pas de récidive ou d’augmentation des symptômes. Le physiothérapeute vous conseillera alors sur un programme d’exercices supervisés et personnalisés pour un retour sécuritaire vers l’activité physique.

exercices commotion

Finalement, pour toutes questions concernant la prise en charge optimale des commotions en physiothérapie, n’hésitez pas à communiquer avec nous!

Références

[1]http://www.education.gouv.qc.ca/athletes-entraineurs-et-officiels/commotions-cerebrales/protocole-de-gestion/
[2]https://casem-acmse.org/wp-content/uploads/2018/06/5-messages-de-Berlin_FRE.pdf
[3]https://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/INESSS/Rapports/Traumatologie/INESSS_Depliant_TCCL_INESSS.pdf

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