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Le Syndrome D’Accrochage De L’Épaule Partie 2

Par : Dr Cherif Tadros, chirurgien orthopédiste, Kinatex Jarry

Traitement
Une fois que le diagnostic d’un syndrome d’accrochage est établi, il fait procéder au traitement approprié. Les A.I.N.S. sont bénéfiques pour soulager la douleur et sont souvent combinés au reste du programme thérapeutique.

Quant à la réhabilitation, nous recommandons aux patients un programme spécifique pour la pathologie de l’accrochage. Il s’agit d’un protocole à 5 volets :

1 – Éviter le mouvement irritant
Il est logique de penser qu’un tendon irrité doit être reposé. On recommande aux patients d’éviter pour quelques semaines le mouvement irritant (travail au-dessus des épaules, service au tennis, classement, etc.)



2 – Étirement de la capsule postérieure
Les patients souffrant d’accrochage présentent souvent une contracture de la capsule postérieure de l’épaule. Nous enseignons aux patients un programme d’étirement en vue d’obtenir une amplitude articulaire complète, condition essentielle pour restaurer une fonction normale de l’épaule.

 



3 – Renforcement musculaire
Une fois l’amplitude articulaire normale, nous entreprenons les exercices de renforcement. Nous visons surtout les rotateurs interne et externes qui sont des muscles stabilisateurs de l’épaule, la déprimant et ainsi diminuant l’accrochage.



4 – Aérobie
Les patients souffrant de pathologie de l’épaule sont souvent déprimés, en mauvaise forme physique, gagent du poids et pratiquent peu d’activité physique.

Nous préconisons donc un programme d’exercice aérobiques journalier, pour une période de 30 à 40 minutes, pour atteindre un rythme cardiaque de 120 battements par minute. Cet exercice a pour effet d’améliorer leur forme physique, d’augmenter leur seuil de douleur et de stimuler la sécrétion d’endorphine ce qui leur procure un effet de bien-être.







5 – modification du travail ou du sport
Le but du programme que nous avons décrit ci-haut est de faire en sorte que le patient retourne à son occupation ou à son sport initial.

Il faut quelquefois examiner la position adoptée lors du travail ou du sport et essayer de la modifier si possible. A titre d’exemple, il est simple de demander à une secrétaire de surélever son siège pour éviter une position horizontale des épaules quand elle travaille sur son clavier ou de modifier la technique de service d’un joueur de tennis.

Les personnes qui occupent un emploi exigent des mouvements intenses et répétitifs exécutés au-dessus des épaules, peuvent bénéficier d’une réorientation de carrière s’il y a échec du traitement conservateur.


Nous préférons « modifier le travail avant de modifier l’acromion ».

Ce programme se poursuit durant 6 semaines. S’il n’y a pas d’amélioration après cette période, une infiltration de corticostéroïdes dans l’espace sous acromial peut être tentée avec des résultats souvent satisfaisants.

Il faut aussi éliminer une déchirure de la coiffe par bilan radiographique approprie. Si l’investigation est négative, nous continuons le traitement conservateur durant 6 mois avant d’envisager l’acromioplastie.  

Cette intervention qui consiste à amincir l’acromion peut ce faire par voie ouverte, mais la tendance actuelle est de procéder à l’acromioplastie par arthroscopie qui produit de résultats très satisfaisants.

Si l’investigation révèle une déchirure de la coiffe, Nous discutons avec le patient de la possibilité d’une acromioplastie suivie d’une réparation de la coiffe.

En conclusion le syndrome d’accrochage est une pathologie très fréquente qui peut être traitée de façon très satisfaisante si le diagnostic est bien posé et si un protocole thérapeutique bien établi est bien observé.
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