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KinatexUne approche différente

Kinatex en mouvement
par Stéphane Alarie
Journal de Montréal (28/01/2011)
 

Bien qu’ils soient tous deux des athlètes professionnels, le traitement d’un
golfeur de la PGA et d’un hockeyeur de la LNH nécessitent une approche
complètement différente l’une de l’autre.

Les golfeurs sont souvent ennuyés par des malaises, des tendinites, par
exemple, qui résultent de la répétition des mêmes mouvements, avance Marc
Cormier.

« Ils viennent me voir avant et après leur ronde pour du stretching,
des massages ; c’est donc plus de la prévention », explique Maxime Gauthier.

« Au hockey, poursuit-il, on consulte plus pour régler les malaises en cours
de route, qui découlent, notamment, du fait de jouer 82 matchs dans la saison et
des nombreux voyages. C’est plus comme réparer les pièces du puzzle, pour
s’assurer que la machine soit performante chaque soir. »

Ce qui implique de gérer les traumatismes inhérents à la pratique du hockey.

 

Détente rapide

« Ces gars-là se font frapper tellement que ça n’a pas de bon sens ; rendus à
30 ans, ils se sont fait entrer dans la bande si souvent qu’il faut leur trouver
des trucs pour détendre leur corps rapidement, chercher comment vite relaxer
l’endroit qui est symptomatique », dit Marc Cormier.

Il n’y a pas que les soins ; l’ambiance aussi diffère entre un
clubhouse de la PGA et le vestiaire d’un club de la LNH, où les
hockeyeurs sont plus faciles d’approche, estime, aussi, ce dernier.

« Tu entres dans la chambre, et les gars se taquinent, ils s’agacent avec
humour. Tu ne vois pas ça dans le monde du golf ; les joueurs sont toujours
sérieux, toujours dans leur zone », illustre-t-il.

Maxime Gauthier apprécie également la notion d’équipe : « Au golf, c’est plus
individualiste, alors que, au hockey, si tu traites Simon Gagné, tu travailles
pour le gars, bien sûr, mais tu travailles aussi pour le bien de toute l’équipe
».

D’ailleurs, la chose, dit-il, se répercute même au sein du personnel médical
qui accompagne le club quotidiennement. « Il ne me voit pas comme un intrus,
mais comme une personne ressource », se réjouit-il.